Une CGT Métro RER tournée vers l'avenir, pour de nouvelles conquétes sociales !

Les jeunes et la retraite

Le vendredi 15 février 2008 a eu lieu une initiative organisée par la CGT sur « Les jeunes et la retraite ». Plus de 200 jeunes issus de la CGT, de l’UNEF et de la JOC y ont participé.

Cette initiative avait deux enjeux :
• L’appropriation par les jeunes de contenus revendicatifs dans la construction de leurs droits a retraite.
• Leur engagement dans la bataille avec la construction d’un travail unitaire entre les associations représentant les jeunes et les organisations syndicales.

Le compte rendu qui suit est le fruit d’une jeune femme de la CGT METRO-RER ayant participé à cette initiative et c’est ce qu’elle en a retenu :

« Alors même que la retraite constitue pour nous une perspective assez éloignée, les diverses attaques et réformes de nos différents régimes, qui durcissent les conditions d’obtention d’une retraite décente à 60 ans, ne nous laissent plus le choix.

C’est aujourd’hui que nous devons faire savoir ce que nous attendons de NOTRE retraite et c’est ensemble, étudiant et jeunes actifs, que nous devons mener cette bataille. Le dernier rassemblement de nos forces militantes a déjà fait ses preuves contre le CPE.


CGT débat avenir retraite jeunes
envoyé par tramber93

Nous sommes confrontés aujourd’hui à des problèmes qui se sont amplifiés et qui méritent d’être pris en compte :
• Prolongation des études.
• Période de chômage (1/3 des jeunes sont au chômage la première année qui suit leurs études).
• Insertion plus difficile dans le monde professionnel, difficulté pour intégrer un emploi stable. Parcours professionnel plus chaotique.

Selon un sondage de l’ARRCO, 83% des jeunes actifs de 25 à 35 ans se disent inquiets à propos du montant de la retraite qui leur sera versé. Une inquiétude qui trouve essentiellement son fondement dans la crainte de ne pas pouvoir toucher une retraite suffisamment importante pour subvenir à leurs besoins. Inquiétude associée à la conviction qu’ils ne bénéficieront pas, du moins de façon exclusive, du système de répartition actuel.

Or, jeunes étudiants et jeunes actifs semblent très attachés à notre système de retraites solidaires. Personne ne veut croire à l’individualisation que l’on nous présente comme inévitable pour demain. Personne ne souhaite emprunter le chemin qui nous mène tout droit vers la précarité et autres inégalités.

On ne cesse de nous culpabiliser à propos d’une certaine espérance de vie, espérance qui ne concerne pas le monde ouvrier et nous ne pouvons accepter que nos acquis, qui ont permis d’améliorer nos conditions, soient considérés comme un handicap et remis en cause.

Travailler plus pour combler le vieillissement de la population n’équivaut-il pas à une inégalité entre les générations ?

L’instauration d’un système de reconnaissance de la pénibilité et des conditions de travail qui constituerait une réparation à l’égard des salariés exposés physiquement ou psychologiquement semble rester une nécessité.

L’allongement de la durée d’étude retarde l’arrivée dans le monde du travail. Les différents types d’emplois ne nécessitent pas tous une même durée d’années d’étude ? Ce facteur n’est-il pas discriminant ?

Il nous paraît difficile de ne pas aborder la question du pouvoir d’achat qui est étroitement lié à celle du montant de nos pensions. Mais alors que l’on nous annonce que les caisses sont vides, on nous fait part d’une augmentation de 80000 foyers payant l’ISF pour l’année 2007, soit 15 % qui mènent à 528000 foyers au total et sans rappeler l’augmentation record que s’est octroyée le chef de l’État.

Où est la justice sociale dans l’accroissement des inégalités ?

Enfin, faudra-t-il un jour envisager de se pencher sur l’avenir de nos “laissés pour compte” qui n’entrent dans aucune catégorie ?

Ces jeunes de 18-25 ans qui ne sont
• Ni étudiants (déscolarisés),
• Ni actifs,
• Ni chômeurs (puisqu’il ne peuvent prétendre à aucun droit),
• Ni Rmistes (- de 26 ans).

Alors qu’ils ne demandent qu’à s’inscrire dans un système duquel ils sont totalement exclus.

Il est maintenant temps de se poser les questions essentielles pour demain :
• Que voulons-nous conserver ?
• Que voulons-nous pour demain ? »



Les jeunes ont toute leur place pour participer aux journées de mobilisations sur la retraite.